Natasha Graham encerclée pendant une marche à Montréal

Gauche radicale-Québec

À Montréal, des manifestants pro-palestiniens auraient encerclé, bousculé et empêché la journaliste Natasha Graham de filmer. Cette intimidation contre la presse est intolérable. Arrêtée ensuite, elle fait face à des accusations qui restent à trancher.

Des policiers maîtrisent et menottent Natasha Graham au sol pendant la marche du 13 avril 2025. Capture du reportage de Rebel News / YouTube.

Le 13 avril 2025, dans le secteur de la basilique Notre-Dame du Vieux-Montréal, la couverture d’une marche pro-palestinienne et anti-israélienne a dégénéré pour la journaliste indépendante Natasha Graham. Accompagnée d’Alexa Lavoie, elle a été encerclée par des participants qui auraient tenté de l’empêcher de travailler et de filmer la manifestation.

Caméras bloquées et journaliste encerclée

Les faits rapportés par Rebel News décrivent une équipe de presse prise au milieu d’une foule hostile. Natasha Graham affirme avoir été poussée, agrippée et empêchée de circuler. Des participants à la marche se seraient également placés devant les caméras afin d’obstruer les images. Ces gestes allégués soulèvent directement la question de la capacité des journalistes à documenter des rassemblements politiques dans l’espace public sans être intimidés ni bloqués.

La séquence ne se limite donc pas à une simple altercation verbale. Une journaliste affirme avoir été physiquement prise à partie alors qu’elle couvrait une mobilisation anti-israélienne. Dans un contexte où les manifestations liées au conflit au Moyen-Orient se sont multipliées à Montréal, l’obstruction du travail médiatique et la pression exercée contre une équipe de reportage constituent une atteinte préoccupante à l’ordre public.

Une arrestation après l’intervention policière

Des agents du SPVM sont intervenus pour séparer les personnes impliquées. Les images relayées montrent ensuite une intervention physique au cours de laquelle Natasha Graham se retrouve au sol. La journaliste a été arrêtée, détenue, puis remise en liberté.

Rebel News a par la suite indiqué que Natasha Graham faisait face à deux accusations : entrave au travail policier et voies de fait sur un agent. Ces accusations demeurent des allégations judiciaires; les sources consultées ne font état d’aucune condamnation ni d’un jugement définitif dans ce dossier.

Un dossier judiciaire à suivre

L’affaire laisse subsister des questions importantes sur le déroulement de l’intervention et sur les gestes posés au sein de la foule. D’un côté, la journaliste rapporte avoir été encerclée, bousculée et empêchée de circuler par des participants à la marche. De l’autre, les accusations déposées contre elle indiquent que la police soupçonne des infractions commises lors de l’interpellation.

Le dossier devra être tranché devant les tribunaux. Mais les faits rapportés rappellent déjà qu’une mobilisation politique, même lorsqu’elle revendique une cause internationale, ne donne pas le droit de réduire au silence une journaliste, de bloquer ses caméras ou de transformer les rues du Vieux-Montréal en zone d’intimidation.

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