La police de Toronto annonce l’arrestation d’un 3e suspect dans l’attaque d’une synagogue

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Un troisième suspect est arrêté après les tirs contre deux synagogues de Toronto, dont l’une était occupée. Ces attaques armées constituent une intimidation intolérable contre les Juifs et exigent, si les faits sont prouvés, des sanctions exemplaires.

Gros plan sur l’écusson de la police régionale de York apposé sur le flanc d’un véhicule de police blanc, avec l’inscription « York Regional Police » floue à l’arrière-plan.

La police régionale de York a annoncé l’arrestation d’un troisième suspect dans l’enquête sur une série de tirs qui ont visé deux synagogues de la région du Grand Toronto en mars. Chris Perreira, 23 ans, de Barrie, est accusé de huit infractions, dont la décharge insouciante d’une arme à feu, la possession d’une arme à feu prohibée chargée et le complot en vue de commettre un acte criminel.

Cette arrestation porte à trois le nombre de personnes accusées dans un dossier où des lieux de culte juifs ont été atteints par balles à quelques minutes d’intervalle. Les accusations doivent maintenant être tranchées par les tribunaux, et aucune condamnation n’a été prononcée.

Deux synagogues prises pour cible

Peu avant minuit, le 6 mars, des coups de feu ont atteint la synagogue Beth Avraham Yosef of Toronto, à Thornhill. Deux personnes se trouvaient alors dans le bâtiment. Elles n’ont pas été blessées, mais leur présence souligne le danger concret créé par l’attaque.

Quelques minutes plus tard, au début du 7 mars, une seconde synagogue située près de la rue Bathurst et de l’avenue Glencairn, à Toronto, a elle aussi été visée. La police de Toronto a constaté des dommages causés par balles à l’entrée principale de l’édifice. Tirer contre l’accès d’un lieu de culte constitue une intimidation grave, susceptible de mettre en péril fidèles, employés, voisins et premiers intervenants.

Trois arrestations, des accusations graves

Deux adolescents de 17 ans au moment des faits allégués avaient déjà été arrêtés et accusés en mai. Les autorités avaient alors fait état de 15 chefs d’accusation criminelle au total contre les deux jeunes en lien avec les tirs. L’arrestation de Chris Perreira complète, à ce stade, le groupe de suspects recherché par les enquêteurs.

La police affirme qu’aucun autre suspect n’est désormais recherché relativement aux deux attaques, même si l’enquête se poursuit. Les autorités n’ont pas publiquement établi le mobile exact des tirs. Il serait donc prématuré d’attribuer ces gestes à une organisation précise, à des groupes décolonisateurs, à des groupes antifacistes, à des groupes anticapitalistes ou à toute autre mouvance politique sans éléments rendus publics par la police ou établis devant un tribunal.

Une menace contre les institutions juives

L’absence de blessés ne réduit en rien la gravité des faits allégués. Deux personnes se trouvaient dans l’une des synagogues au moment où elle a été frappée par des tirs. Dans un tel contexte, le hasard a pu éviter un bilan humain beaucoup plus lourd.

Cette affaire survient dans un climat préoccupant pour la communauté juive de Toronto. Les données citées par Rebel News indiquent que les incidents antijuifs représentaient 82 % des crimes haineux à motivation religieuse enregistrés par la police de Toronto en 2025, alors que les Juifs constituent moins de 4 % de la population municipale. B’nai Brith Canada rapporte également que les incidents violents visant des Juifs en 2026 avaient déjà plus que doublé le total de l’année précédente.

Ces statistiques ne permettent pas d’établir à elles seules le mobile des personnes accusées dans ce dossier. Elles imposent toutefois une réponse ferme face aux attaques contre les synagogues et les institutions juives. Si les accusations sont prouvées, des sanctions à la hauteur du risque créé seront nécessaires pour rappeler qu’aucune haine, aucune intimidation et aucune violence armée n’a sa place contre des citoyens réunis dans un lieu de culte.

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