Un groupuscule de gauche radicale s’en prend à une femme innocente à Montréal

Gauche radicale-Québec

À Montréal, des militants présumés d’extrême gauche ont défoncé la porte et fracassé la vitre d’une résidente innocente, provoquant sa commotion cérébrale. Leur erreur de cible illustre une radicalité qui terrorise des citoyens au nom de l’anti-IA.

Des manifestants vêtus de noir et le visage couvert tiennent une grande bannière noire marquée d’un symbole anarchiste rouge; des drapeaux sont visibles à l’arrière-plan.

À l’aube du 6 août, dans Rosemont, une résidente qui n’avait aucun lien avec la cible recherchée a vu la porte de son appartement défoncée et sa vitre fracassée. Réveillée en sursaut par le fracas, Pascale Nadeau a appelé le 911 avant de perdre connaissance. Elle a subi une commotion cérébrale en s’évanouissant, après avoir cru qu’une intrusion était en cours dans son domicile.

Une erreur de cible aux conséquences bien réelles

L’attaque ne visait même pas Mme Nadeau. L’adresse correspondait à celle d’un ancien locataire, Dominic MacDuff-Auger, cofondateur de Munera Intelligence, qui avait quitté le logement environ un an plus tôt. Cette confusion ne réduit en rien la gravité des gestes : des militants présumés ont choisi de s’en prendre à une résidence, en pleine nuit, sans manifestement vérifier qui y vivait encore ni mesurer le danger imposé aux occupants.

La porte endommagée, la vitre brisée et le traumatisme subi par la résidente illustrent la logique d’intimidation propre à cette mouvance anarchiste révolutionnaire anti-IA. Derrière des mots d’ordre contre les drones, l’intelligence artificielle et la surveillance, ce sont des personnes ordinaires qui se retrouvent exposées à la violence et à la peur dans leur propre logement.

Une revendication qui met en scène le vandalisme

Un texte signé du « Front de libération anarchiste révolutionnaire » a revendiqué l’action. Une vidéo diffusée avec ce texte montre une personne fracassant une vitre de porte à coups de marteau. Cette revendication publique ne suffit pas, à elle seule, à établir l’identité des auteurs ni l’existence d’une organisation structurée; elle documente néanmoins l’adhésion revendiquée à un acte de vandalisme commis contre une adresse résidentielle.

Le texte reliait aussi cette attaque à un incendie criminel présumé visant les bureaux montréalais de Microsoft, dans le Mile-Ex, la même soirée. La vidéo associée à cette revendication montrait un individu lançant un cocktail Molotov vers un immeuble portant l’enseigne de l’entreprise. Le groupe y évoquait en outre d’autres « attaques résidentielles » et l’emploi de cocktails Molotov, faisant planer une menace directe sur la sécurité du public.

Le débat technologique ne donne pas un permis de terroriser

Munera Intelligence développe notamment une solution reposant sur des drones et l’intelligence artificielle pour repérer des travaux illégaux ou des entraves à la circulation. Son cofondateur a indiqué que la petite entreprise de quatre employés collaborait avec la police et veillait à la sécurité de son personnel; il a contesté l’idée que ses activités relevaient de la gestion de la vie privée.

Quelles que soient les objections politiques aux technologies développées par une entreprise, elles ne justifient pas les portes défoncées, les vitrines fracassées, les attaques contre des domiciles ou les menaces incendiaires. En choisissant l’action clandestine et le vandalisme, des militants d’extrême gauche anarchiste ont fait payer à une femme étrangère au dossier le prix de leur radicalité.

Une enquête sans arrestation rapportée

Le Service de police de la Ville de Montréal enquêtait sur les événements au moment où les faits ont été rapportés. Aucune arrestation ni condamnation n’avait alors été signalée. Il appartient désormais aux enquêteurs d’identifier les personnes impliquées, de vérifier les revendications diffusées et de déterminer les infractions commises. Cette affaire rappelle qu’aucune cause idéologique ne place ses partisans au-dessus de la sécurité des citoyens et de l’ordre public.

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