Attaque coordonnée contre le chantier Coastal GasLink

Canada hors Québec-Gauche radicale

Près de Houston, une vingtaine d’assaillants masqués ont mené une attaque préparée contre Coastal GasLink : travailleurs menacés, véhicule visé par le feu, route piégée pour entraver les secours et millions de dollars de dégâts. Le sabotage radical met en péril la sécurité publique.

Deux camions de chantier jaunes sont écrasés et lourdement endommagés sur le site de Coastal GasLink après l’attaque du 17 février 2022. Photo : Coastal GasLink.

Dans la nuit du 17 février 2022, un chantier de forage de Coastal GasLink près de la rivière Morice, à environ 60 kilomètres de Houston, en Colombie-Britannique, a subi une attaque coordonnée d’une gravité exceptionnelle. Peu après minuit, environ vingt personnes masquées, habillées de camouflage, ont pris pour cible les travailleurs, les accès routiers, les véhicules et les installations du site.

Des employés forcés de fuir

Neuf travailleurs de nuit ont dû évacuer alors que les assaillants s’en prenaient au chantier. Des véhicules auraient été frappés à la hache, des fusées de détresse tirées et un véhicule aurait été visé par une tentative d’incendie alors que des employés se trouvaient à l’intérieur. Aucun blessé physique n’a été signalé, mais les travailleurs ont été exposés à une opération violente et manifestement intimidante.

Route piégée et secours entravés

L’attaque ne s’est pas limitée aux dommages matériels. Des arbres abattus, un autobus scolaire, des feux et des dispositifs crève-pneus bloquaient la route forestière menant au chantier. La GRC a aussi rapporté que des fumigènes et des bâtons enflammés avaient été lancés en direction de ses policiers pendant leur progression vers le site. Ces obstacles ont compliqué l’intervention des secours et accru le risque pour les employés comme pour les agents.

Machinerie et installations ravagées

Des camions, des roulottes et de l’équipement ont été détruits ou lourdement endommagés. Des conduites hydrauliques et de carburant ont été sectionnées, tandis que le système de surveillance du chantier a été neutralisé. Coastal GasLink a évalué les pertes initiales à plusieurs millions de dollars. L’attaque visait donc autant à paralyser les opérations qu’à imposer un climat de peur sur un site industriel isolé.

Aucun suspect arrêté

Le chantier était depuis longtemps au cœur d’une opposition au pipeline, mais aucun groupe n’a été publiquement identifié comme responsable de l’assaut. Les auteurs et leur affiliation organisationnelle demeurent inconnus, et aucune arrestation ni condamnation n’a été annoncée dans ce dossier. Les faits documentés restent néanmoins ceux d’une attaque préparée, mêlant incendies allégués, destruction de biens, entraves routières et intimidation directe de travailleurs.

Cette affaire rappelle le coût concret des campagnes radicalisées contre les infrastructures énergétiques: des employés mis en danger, des policiers empêchés d’agir rapidement et des millions de dollars de dommages. L’opposition politique à un projet ne saurait servir de prétexte à la violence, au sabotage ou à la mise en péril de la sécurité publique.

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