Équipe de Rebel News encerclée et menacée d’arrestation

Gauche radicale-Québec

À Montréal, une équipe de Rebel News couvrant une mobilisation pro-palestinienne a été encerclée, insultée et empêchée de filmer. La police a surtout imposé son recul et menacé Alexa Lavoie d’arrestation, au lieu de protéger la liberté de presse.

Des policiers et des participants se tiennent autour d’un rassemblement de prière publique, filmé en plein jour par Rebel News. Capture du reportage de Rebel News / YouTube.

Le 6 juillet 2025, dans le secteur de la basilique Notre-Dame à Montréal, une équipe de Rebel News venue filmer une prière publique liée à une mobilisation pro-palestinienne a été empêchée de travailler par un groupe de participants. Drapeaux, pancartes et positions physiques ont été utilisés pour couper systématiquement le champ des caméras.

Caméras bloquées et équipe encerclée

Les images diffusées par Rebel News montrent plusieurs personnes se déplaçant au rythme de la caméra afin de masquer les participants au rassemblement. L’équipe menée par Alexa Lavoie rapporte avoir été encerclée et insultée alors qu’elle tentait de conserver une ligne de vue sur l’événement organisé dans l’espace public.

Cette obstruction ne s’est pas limitée à une demande de ne pas être filmé : les participants ont employé leurs corps et du matériel militant pour entraver le tournage. Aucun dommage matériel, blessé ou arrestation n’a été rapporté dans ce dossier, mais l’incident illustre un climat d’intimidation envers des journalistes jugés indésirables par une partie de la mobilisation pro-palestinienne.

La police impose le recul à l’équipe

Des policiers se sont interposés entre les journalistes et le rassemblement. L’intervention a créé une séparation qui, d’après le reportage de Rebel News, a surtout restreint les déplacements de l’équipe de presse, sans faire cesser l’obstruction exercée par les personnes qui bloquaient les caméras.

Alexa Lavoie affirme qu’un agent lui a indiqué qu’elle risquait l’arrestation si elle ne respectait pas les consignes de recul. La menace n’a toutefois pas été mise à exécution : aucune personne n’a été arrêtée et aucune accusation n’a été annoncée.

Un précédent préoccupant pour le travail de presse

Le dossier ne fait l’objet d’aucune décision judiciaire et ne permet pas d’établir d’infraction. Il montre néanmoins qu’à Montréal, une équipe de presse couvrant une mobilisation politique peut se retrouver encerclée, empêchée de filmer et menacée de mesures policières plutôt que protégée contre les manœuvres d’obstruction. Dans un lieu public, ce type de pression contre les médias porte directement atteinte à la liberté d’informer.

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