Jeep lancée dans un groupe de participants au convoi à Winnipeg

Canada hors Québec-Gauche radicale

À Winnipeg, un Jeep a foncé sur des participants au convoi contre les mesures sanitaires, blessant quatre hommes avant de fuir à vive allure en brûlant des feux rouges. Le suspect est accusé de voies de fait avec une arme et de conduite dangereuse.

Une image nocturne filmée à travers un pare-brise montre des manifestants, des policiers et des feux de véhicules au moment de l’incident de Winnipeg. Capture d’une vidéo témoin reprise dans les médias.

Le 4 février 2022, à Winnipeg, quatre participants associés au convoi contre les mesures sanitaires ont été percutés par un Jeep Patriot à l’intersection de Broadway et de Memorial Boulevard, près de l’Assemblée législative du Manitoba. L’épisode, survenu vers 21 h 50, a transformé un rassemblement politique en scène de danger immédiat pour les personnes présentes.

Quatre hommes heurtés

Le véhicule a traversé le groupe, frappant quatre hommes. Trois d’entre eux ont subi des blessures mineures qui n’ont pas nécessité d’hospitalisation. Le quatrième a été transporté à l’hôpital, où il a été traité avant de recevoir son congé. Aucun décès n’a été rapporté, mais le bilan aurait pu être bien plus lourd dans un secteur fréquenté par des manifestants et des passants.

Fuite et conduite dangereuse

Après l’impact, le conducteur a quitté les lieux en direction ouest sur l’avenue Portage. La police de Winnipeg rapporte que le Jeep roulait rapidement et a franchi des feux rouges durant sa fuite, créant un risque supplémentaire pour les automobilistes et les piétons. Le véhicule a finalement été intercepté environ quarante minutes plus tard avec l’aide de la GRC.

Un homme accusé

David Alexander Zegarac, 42 ans, a été arrêté après une brève lutte avec les policiers. Il fait notamment face à quatre accusations de voies de fait avec une arme, à une accusation de conduite dangereuse causant des lésions corporelles et à une accusation d’omission de s’arrêter après un accident. Ces accusations n’avaient pas encore donné lieu à une condamnation.

Le mobile reste inconnu

Les victimes étaient liées au convoi opposé aux mesures sanitaires, ce qui a suscité des interrogations immédiates sur une possible motivation politique. La police n’a toutefois pas établi publiquement un tel mobile et n’a pas rattaché l’accusé à un groupe décolonisateur, antifasciste, anticapitaliste ou à une autre organisation de gauche. Le dossier rappelle néanmoins que les participants à des rassemblements politiques, y compris lorsqu’ils défendent des positions contestées, ne devraient jamais avoir à craindre d’être pris pour cible par un véhicule.

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