Trois arrestations lors de manifestation pro-palestinienne à Concordia

Gauche radicale-Québec

À Montréal, une manifestation pro-palestinienne a dégénéré en vandalisme, bousculades et résistance à l’intervention policière près de Concordia. Trois jeunes ont été arrêtés pour voies de fait, entrave et méfaits, au détriment de la sécurité publique.

Des panneaux clairs près de la station Guy-Concordia sont couverts de graffitis noirs, dont l’inscription « GENOCIDE SCHOOL », après le vandalisme du 25 septembre 2024. Photo publiée par Le Journal de Montréal.

Le 25 septembre 2024, une mobilisation pro-palestinienne réunissant environ une centaine de personnes a provoqué des dégradations, des altercations et une intervention policière près de la station Guy-Concordia et du campus de l’Université Concordia, au centre-ville de Montréal. Trois participants, âgés de 20 à 22 ans, ont été arrêtés dans le cadre de cette opération.

Des graffitis traités comme des méfaits

Des inscriptions hostiles au sionisme et favorables à Gaza ont été peintes dans la station Guy-Concordia ainsi qu’aux abords du campus. Ces gestes ont été comptabilisés comme des méfaits par les policiers. Au-delà des slogans politiques, ces dégradations ont imposé des dommages matériels dans un lieu de passage fréquenté quotidiennement par les usagers du métro, les étudiants et les travailleurs du secteur.

Confrontation avec la sécurité et la police

L’intervention a eu lieu dans un contexte de tension entre les manifestants pro-palestiniens, les agents de sécurité et le Service de police de la Ville de Montréal. Des bousculades et des gestes de résistance ont été rapportés pendant les arrestations. La mobilisation, organisée au nom de l’opposition aux liens universitaires avec Israël, a ainsi débouché sur des accusations liées à la violence, à l’obstruction et au vandalisme.

Trois arrestations et plusieurs chefs allégués

Un homme de 20 ans a été arrêté pour voie de fait. Une femme de 20 ans a été arrêtée pour voie de fait et entrave. Une autre femme, âgée de 22 ans, a été arrêtée pour voie de fait et méfait. Aucun résultat judiciaire définitif n’était indiqué dans les informations publiques consultées après les événements.

Une pression militante persistante sur Concordia

L’épisode s’inscrit dans une succession de mobilisations liées à la guerre à Gaza sur le campus Concordia, où les revendications militantes se sont accompagnées à plusieurs reprises d’affrontements et de perturbations. Il demeure distinct de la bagarre du 8 novembre 2023 et d’autres incidents universitaires, mais illustre le coût concret de ces actions pour l’ordre public, la sécurité des personnes et l’intégrité des installations collectives.

La contestation politique n’autorise ni les voies de fait, ni l’entrave aux policiers, ni le vandalisme. À Concordia comme dans le métro montréalais, les organisations militantes doivent répondre des débordements commis lors de leurs mobilisations plutôt que de laisser les espaces publics devenir le terrain d’affrontements idéologiques.

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