Peinture rose répandue à l’entrée du bureau du premier ministre

Canada hors Québec-Gauche radicale

Le 15 avril 2023, des militants d’On2Ottawa ont vandalisé l’entrée du bureau du premier ministre à Ottawa avec de la peinture rose et bloqué l’accès en s’enchaînant à la porte. Deux personnes ont été arrêtées pour méfait.

Casey « Ever » Hatherly se tient devant l’entrée du bureau du premier ministre, éclaboussée de peinture rose, avec une pancarte réclamant une action climatique. Photo : Patrick Morrell / CityNews.

Le 15 avril 2023, l’entrée de l’édifice du 80, rue Wellington, à Ottawa, qui abrite le bureau du premier ministre, a été ciblée par une action de vandalisme revendiquée par le groupe climatique On2Ottawa. De la peinture rose a été répandue sur la porte, les murs et le sol, tandis qu’une militante s’est enchaînée à l’entrée, perturbant l’accès normal à un bâtiment gouvernemental.

Une entrée gouvernementale dégradée

Les images diffusées après l’intervention montrent une peinture rose vive couvrant une partie importante du seuil et des surfaces entourant les portes. Au-delà de la mise en scène militante, l’opération a entraîné des travaux de nettoyage et de remise en état d’un accès officiel fréquenté par le personnel, les visiteurs et les services de sécurité.

L’enchaînement à la porte a également imposé une obstruction temporaire de l’entrée. Les policiers ont dû intervenir sur place pour mettre fin à cette perturbation visant directement les institutions fédérales.

Deux arrestations pour méfait

Le Service de police d’Ottawa a arrêté deux personnes et porté des accusations de méfait. Casey Hatherly figure parmi les personnes arrêtées. Aucune condamnation n’est rapportée à ce stade et aucun blessé n’a été signalé lors de l’incident.

Le méfait reproché découle de la dégradation présumée des lieux et de l’entrave à l’usage normal de l’entrée. Même lorsque les dégâts sont limités à de la peinture, les coûts et les contraintes retombent sur les services publics chargés de sécuriser, nettoyer et maintenir les bâtiments gouvernementaux.

Une action directe revendiquée

On2Ottawa a revendiqué l’opération dans le cadre de sa campagne réclamant une agence nationale de lutte contre les incendies, destinée notamment à former et employer des pompiers. Le groupe avait aussi annoncé vouloir mener une série de perturbations dans la capitale fédérale.

Cette affaire illustre une méthode d’action directe où la pression politique passe par la dégradation matérielle et le blocage d’un édifice public. La revendication d’une cause, aussi urgente soit-elle aux yeux des militants, ne dispense pas du respect des règles ni des conséquences judiciaires liées au vandalisme et à l’entrave des accès publics.

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