Le centre-ville de Montréal a été le théâtre de graves débordements le 22 novembre 2024, en marge de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN au Palais des congrès. Une manifestation anti-OTAN, pro-palestinienne et anticapitaliste réunissant environ 600 personnes a basculé dans le vandalisme, les incendies et les attaques contre des policiers, des journalistes et des photographes.
Vitrines fracassées et engins incendiaires
Parti de la Place des Arts, le cortège formé par des collectifs pro-palestiniens et anticapitalistes s’est dirigé vers le Palais des congrès. Au cours du trajet, des personnes masquées ont pris pour cible une succursale de la CIBC, dont les vitrines ont été fracassées. Des feux d’artifice ont été tirés et un mannequin a été incendié, ajoutant à la confusion dans un secteur fréquenté du centre-ville.
Ces gestes ont rapidement transformé une mobilisation politique en opération de désordre public. La police a donné des ordres de dispersion pendant que des passants cherchaient à s’éloigner de la zone des affrontements.
Palais des congrès visé, policiers attaqués
À proximité du Palais des congrès, des vitres ont été brisées et de la peinture a été projetée contre des agents du Service de police de la Ville de Montréal ainsi que contre des personnes qui filmaient les événements. Journalistes et photographes ont eux aussi été visés par des objets ou de la peinture alors qu’ils documentaient les débordements.
Deux véhicules stationnés dans la rue ont ensuite été incendiés. Les dommages matériels et les attaques contre les intervenants ont marqué cette action menée sous les bannières anti-OTAN, pro-palestinienne et anticapitaliste, bien loin d’une simple expression de désaccord politique.
Trois arrestations
Le SPVM a annoncé l’arrestation de trois personnes en lien avec des voies de fait contre des policiers et de l’entrave au travail des agents. Les informations disponibles ne font état d’aucune condamnation ultérieure confirmée relativement à ces arrestations.
L’épisode a suscité des condamnations politiques, notamment face aux incendies, au vandalisme et aux violences dirigées contre les forces de l’ordre. Il rappelle surtout le coût concret de ces débordements militants : commerces endommagés, biens détruits, sécurité compromise et policiers mobilisés pour rétablir l’ordre dans les rues de Montréal.


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