Le 27 septembre 2025 à Longueuil, une équipe de Rebel News affirme avoir été encerclée, insultée et prise à partie physiquement pendant qu’elle couvrait une vigile organisée après la mort de l’adolescent Nooran Rezayi, abattu par la police. Aucun blessé grave n’a été documenté, mais les faits rapportés soulèvent une nouvelle fois la question de l’intimidation visant des journalistes dont la ligne éditoriale déplaît à la gauche militante.
Une vigile investie par l’agitation anti-police
Le rassemblement devait rendre hommage au jeune homme et réclamer des réponses sur l’intervention policière. Mais la mobilisation a aussi été relayée dans des réseaux ouvertement hostiles aux forces de l’ordre. Des slogans anti-police ont circulé autour de l’événement et des drapeaux ainsi que des symboles associés au mouvement antifasciste étaient visibles dans les images publiées.
Cette présence de militants antifascistes a contribué à déplacer l’attention de la vigile vers une confrontation politique. Dans ce type de mobilisation anti-police, les équipes de presse indépendantes ou conservatrices deviennent régulièrement des cibles commodes pour des groupes qui prétendent décider quels médias ont le droit de filmer sur la voie publique.
Insultes, encerclement et contacts physiques allégués
Rebel News rapporte que des personnes masquées ont entouré ses journalistes, les ont insultés et les ont traités de « fascistes » ou de « nazis ». L’équipe affirme également que des militants ont tenté d’empêcher la captation d’images et que des contacts physiques ont eu lieu. L’encerclement d’une équipe de presse, les injures et les tentatives alléguées d’entraver son travail constituent des méthodes d’intimidation incompatibles avec le libre exercice du journalisme.
La source ne fait état d’aucune blessure grave. Elle documente toutefois un climat où l’étiquette « antifasciste » sert à justifier, ou au minimum à banaliser, la pression exercée contre des reporters identifiés à droite. Les groupes antifascistes présents ou visibles n’ont pas à disposer d’un monopole politique sur un événement public, encore moins à imposer ce qui peut être filmé ou rapporté.
Aucune arrestation connue
Aucune arrestation, accusation ou condamnation liée aux voies de fait alléguées contre l’équipe de Rebel News n’apparaît dans la source disponible. L’absence de dossier judiciaire retrouvé ne règle pas pour autant les faits rapportés : elle laisse sans réponse la question de la protection concrète des journalistes face aux méthodes d’intimidation employées lors de mobilisations anti-police.
À Longueuil, une vigile marquée par la présence antifasciste aurait ainsi servi de cadre à une attaque alléguée contre la liberté de presse. Le débat sur une intervention policière ne donne à aucun militant le droit de faire taire, d’encercler ou de bousculer ceux qui viennent couvrir l’événement.


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