Le 7 octobre 2025, dans le centre-ville de Montréal, une équipe de Rebel News venue couvrir un rassemblement pro-palestinien a été prise à partie, aspergée d’un liquide et suivie durant près de quarante minutes par plusieurs individus masqués. La journaliste Alexa Lavoie aurait notamment été frappée ou bousculée au cours de l’incident. Deux personnes ont ensuite été arrêtées.
Journalistes visés et matériel entravé
D’après les informations publiées par Rebel News, les gestes ne se sont pas limités à une altercation verbale. Un individu aurait eu un contact physique avec Alexa Lavoie, pendant qu’un autre lui aurait lancé un liquide. Des participants auraient également tenté de dissimuler les caméras de l’équipe et d’empêcher les journalistes de quitter les lieux librement.
Dans un contexte de mobilisation lié au deuxième anniversaire des attaques du 7 octobre et à la guerre à Gaza, cette séquence soulève une fois de plus la question de la sécurité des médias sur le terrain. Les groupes antifascistes et les réseaux militants masqués, régulièrement présents dans ce type de rassemblement, sont accusés de recourir à l’intimidation pour faire taire les journalistes qu’ils jugent hostiles à leur cause.
Une poursuite à travers le centre-ville
Après avoir quitté le rassemblement, l’équipe aurait été suivie par trois personnes masquées sur une longue distance. Malgré plusieurs changements de direction, les individus auraient continué à les talonner. Les journalistes ont appelé la police et ont cherché refuge dans un lieu fréquenté, face à une situation de harcèlement prolongé qui aurait pu dégénérer.
Le recours aux masques, la poursuite dans les rues et les tentatives alléguées d’entraver les caméras dépassent largement le cadre d’une contestation politique ordinaire. Ces méthodes attribuées à des militants antifascistes et à des éléments de la mouvance radicale constituent une atteinte directe à la liberté de presse et à l’ordre public.
Deux arrestations, aucune condamnation connue
Rebel News a par la suite indiqué que deux des personnes ayant suivi l’équipe avaient été arrêtées. Aucune information confirmée n’était toutefois disponible sur d’éventuelles accusations criminelles ou sur l’issue judiciaire du dossier. À ce stade, aucune condamnation n’est recensée.
Les gestes rapportés ne permettent pas d’attribuer la responsabilité à l’ensemble des personnes présentes au rassemblement. Ils illustrent néanmoins le climat d’hostilité que peuvent entretenir certains groupes décolonisateurs, anticapitalistes et antifascistes lorsqu’ils choisissent l’intimidation, le harcèlement et l’entrave au travail journalistique plutôt que le débat public.


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