Le 23 avril 2026, à l’angle des rues Duluth et Saint-Urbain, à Montréal, Alexandre Cormier-Denis a été pris à partie par un groupe lié au Front antifasciste populaire alors qu’il se rendait aux studios de Nomos-TV. Entre une vingtaine et une quarantaine de militants antifascistes ont temporairement encerclé son véhicule dans le cadre d’une action directe visant ce média nationaliste et une émission consacrée à la « remigration ».
Un véhicule bloqué devant les studios
L’opération du Front antifasciste populaire ne s’est pas limitée à une présence symbolique devant l’immeuble. Des militants ont entouré l’automobile de l’animateur, retardant son arrivée et perturbant le travail de l’équipe de Nomos-TV. Alexandre Cormier-Denis a dénoncé un « guet-apens antifa » et affirmé avoir été séquestré dans son véhicule.
Un récit favorable aux militants antifascistes confirme néanmoins le point central : le véhicule a bien été encerclé pendant un certain temps. Ce même récit soutient qu’il demeurait possible de partir et que Cormier-Denis a finalement quitté les lieux. L’épisode illustre toutefois une méthode d’intimidation devenue familière chez des groupes d’extrême gauche : faire pression physiquement sur une personne afin d’entraver l’exercice normal de son activité publique et médiatique.
Autocollants et méfaits allégués
Les documents accessibles établissent au minimum que des autocollants ont été apposés sur le véhicule. Alexandre Cormier-Denis a également fait état de coups portés à l’automobile et d’autres méfaits. L’ampleur de ces dommages allégués n’a pas été établie par une décision judiciaire publique.
Les militants du Front antifasciste populaire ont aussi manifesté devant les studios, notamment avec des costumes gonflables. Derrière cette mise en scène, le résultat concret est un blocage temporaire, une entrave à l’accès aux lieux et une pression dirigée contre un animateur en raison de ses positions politiques.
Une diffusion retardée
L’action antifasciste n’a pas réussi à faire taire Nomos-TV : l’enregistrement a été retardé, mais l’émission a tout de même été diffusée. Aucun blessé, aucune arrestation et aucune condamnation en lien avec cet incident n’ont été documentés publiquement.
Cette affaire rappelle qu’à Montréal, les groupes antifascistes peuvent recourir à l’encerclement d’un véhicule et à des gestes de perturbation matérielle pour s’attaquer à des voix nationalistes. Quelles que soient les justifications invoquées, empêcher ou retarder un média par l’intimidation physique constitue une atteinte préoccupante à l’ordre public et à la liberté de s’exprimer.


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