La manifestation du 1er mai organisée au centre-ville de Montréal par la Convergence des luttes anticapitalistes a dégénéré en une série de gestes mettant en cause la sécurité du public et des policiers. Projectiles, objets placés dans la rue et dispositif pyrotechnique ont marqué le passage du cortège parti du square Victoria. L’intervention de l’escouade antiémeute du SPVM s’est conclue par treize arrestations.
Des actes de désordre dès le départ du cortège
Le rassemblement, amorcé vers 18 h, réunissait des militants anticapitalistes et des groupes étudiants mobilisés autour du 1er mai. Mais la marche a rapidement quitté le terrain de la simple démonstration politique. Des participants masqués ont déposé des objets sur la chaussée et lancé des projectiles, entravant la circulation et créant un climat de confrontation au cœur du centre-ville.
Un dispositif pyrotechnique aurait en outre été dirigé vers des personnes présentes ou vers les policiers. Ce type de geste, dans un secteur achalandé et au milieu d’un rassemblement mobile, fait peser un risque immédiat de blessure et d’escalade. Les groupes anticapitalistes à l’origine de la convergence ont ainsi vu leur mobilisation basculer dans des affrontements nécessitant une réponse policière renforcée.
Gaz lacrymogène et treize interpellations
Face aux projectiles et aux perturbations, l’escouade antiémeute du Service de police de la Ville de Montréal a employé du gaz lacrymogène afin de disperser le cortège. Le SPVM a annoncé treize arrestations. Les infractions envisagées comprennent notamment l’agression armée et l’entrave, des soupçons sérieux qui illustrent la gravité des faits rapportés durant cette manifestation anticapitaliste.
Le bilan rappelle que les rassemblements liés à la Convergence des luttes anticapitalistes ne se limitent pas toujours à des revendications sur le coût de la vie ou les inégalités économiques. Lorsque des militants masqués utilisent des projectiles, de la pyrotechnie et des blocages de rue, ce sont les passants, les commerçants, les automobilistes et les policiers qui en subissent les conséquences.
Pas de condamnation connue à ce stade
Aucune condamnation liée aux treize arrestations n’avait été relevée au moment de la rédaction. Les procédures devront établir la responsabilité individuelle des personnes interpellées. Les faits documentés demeurent toutefois clairs : une mobilisation de groupes anticapitalistes et étudiants s’est terminée sous les gaz lacrymogènes, avec des affrontements et treize arrestations au centre-ville de Montréal.


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