Fusillade dans Côte-des-Neiges : deux morts dont un policier

Gauche radicale-Québec

À Côte-des-Neiges, un tireur nourri de misogynie et de haine anti-police a tué l’agent Mohamed Lamine Benredouane et Michael Mizrahi, blessé une policière, avant d’être abattu. Ce crime rappelle le prix du maintien de l’ordre face à la violence idéologique.

Des policiers sont déployés devant l’entrée d’un immeuble commercial portant le numéro 6993 après la fusillade du 22 juin 2026. Photo : Andrej Ivanov / AFP, publiée par Le Monde.

Le 22 juin 2026, une fusillade survenue dans Côte-des-Neiges, à Montréal, a coûté la vie à deux hommes, dont un policier du Service de police de la Ville de Montréal. L’agent Mohamed Lamine Benredouane, 34 ans, a été tué pendant une intervention près du boulevard Décarie. Le civil Michael Mizrahi, 68 ans, a également perdu la vie. Une policière a été blessée et l’auteur des tirs a été abattu au cours de l’événement.

Une intervention policière frappée par les tirs

Les agents du SPVM avaient été appelés après des signalements concernant un homme armé. L’intervention a basculé lorsque l’assaillant a ouvert le feu contre les policiers et les personnes présentes dans le secteur. Mohamed Lamine Benredouane a été mortellement atteint. Sa mort fait de lui le premier policier du SPVM tué en service depuis vingt-quatre ans.

Cette attaque rappelle les risques immédiats auxquels sont exposés les policiers appelés à intervenir face à un individu armé dans un quartier résidentiel. Au-delà des débats idéologiques, les tirs ont laissé deux morts, une policière blessée et un secteur confronté à une violence meurtrière.

Un manifeste prônant la violence

Le tireur avait diffusé un manifeste de plus de cent pages dans lequel la violence était valorisée. Les analyses publiques citées dans les médias y relèvent une haine marquée des femmes, une identification à la mouvance incel ainsi que des attaques contre le capitalisme, la police, les élites et la société moderne.

Les références anticapitalistes et anti-police figurant dans ce texte s’inscrivent dans un discours hostile aux institutions chargées de protéger le public. Elles ne permettent toutefois pas, à elles seules, de réduire l’attaque à une seule appartenance politique : le masculinisme extrême et la misogynie occupaient une place centrale dans les écrits attribués au tireur.

Une enquête ouverte sur l’intervention

Le Bureau des enquêtes indépendantes a ouvert le dossier BEI-260622-001 afin d’examiner l’intervention au cours de laquelle l’assaillant a été abattu. Au moment des informations rendues publiques, aucune arrestation ni condamnation n’était rapportée, et les autorités n’avaient pas retenu de qualification terroriste ni attribué un mobile idéologique unique à la fusillade.

La mort de l’agent Benredouane et de Michael Mizrahi demeure d’abord le bilan d’un acte armé d’une extrême gravité. Elle souligne la nécessité de prendre au sérieux les discours qui glorifient la violence, nourrissent la haine et désignent les policiers ou d’autres citoyens comme des cibles légitimes.

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