Le 25 mars 2023, à Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres, la mobilisation contre les mégabassines a basculé dans des affrontements d’une violence extrême. Des militants issus de la mouvance de l’écologisme radical et de l’ultragauche ont pris pour cible les gendarmes ainsi que les installations et matériels présents autour du chantier.
Engins incendiaires, projectiles et charges ont été employés durant ces heurts. Des véhicules et du matériel ont été incendiés. L’épisode a fait des dizaines de blessés parmi les forces de l’ordre et les manifestants, certains grièvement. Au-delà de la contestation affichée, les faits rapportés décrivent une attaque organisée contre l’autorité publique et une mise en danger directe des personnes déployées sur le site.
Des gendarmes visés par des projectiles et des charges
La journée a été marquée par des affrontements répétés entre les forces de l’ordre et des participants à la mobilisation anti-bassines. Les gendarmes ont été exposés à des jets de projectiles, à des engins incendiaires et à des charges. Ces méthodes, caractéristiques des actions les plus radicales de l’ultragauche, ont créé un risque immédiat de blessures graves, voire mortelles.
Le recours à l’incendie et aux projectiles ne relève pas d’une simple démonstration politique. Il s’agit de gestes susceptibles de frapper des agents, de détruire des équipements et de faire dégénérer une opération de maintien de l’ordre en scène de chaos. Les dégradations matérielles rapportées comprennent des véhicules et du matériel incendiés.
Un lourd bilan humain et matériel
Le bilan fait état de dizaines de blessés des deux côtés, dont certains dans un état grave. Les violences ont ainsi touché aussi bien les gendarmes chargés de sécuriser le secteur que des participants aux affrontements. La source citée, France Inter reprenant des éléments de l’AFP, documente l’ampleur des heurts autour du site de Sainte-Soline.
Ces violences illustrent la radicalisation d’une partie des mobilisations écologistes lorsqu’elles sont investies par des réseaux anticapitalistes, antifacistes ou décolonisateurs. La documentation disponible pour cet épisode établit la présence de militants radicaux et rattache le contexte politique à l’écologisme radical et à l’ultragauche. Elle ne permet pas, à elle seule, d’imputer chaque geste à l’ensemble des participants ou à une organisation nationale déterminée.
Pas d’arrestation ni de condamnation recensée dans la fiche
La fiche ne recense aucune arrestation ni condamnation pour les faits rapportés le 25 mars 2023. Cette absence ne diminue pas la gravité des violences consignées : des affrontements ayant causé de nombreux blessés et des incendies de véhicules constituent une atteinte sérieuse à l’ordre public et à la sécurité des forces engagées sur le terrain.
Sainte-Soline reste l’un des symboles de la stratégie de confrontation adoptée par la frange la plus radicale de la contestation anti-bassines. Lorsqu’une mobilisation tolère les charges, les incendies et les attaques par projectiles, elle cesse de se limiter à la protestation et expose la population comme les agents publics à des conséquences potentiellement dramatiques.


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