Violences nationales contre la réforme des retraites

France-Gauche radicale

Le 23 mars à Paris, les violences de l’ultragauche et des black blocs ont fait 149 policiers blessés, tandis que commerces et mobilier urbain étaient saccagés ou incendiés. La contestation ne saurait couvrir ces attaques.

Des manifestants vêtus de noir avancent dans une rue parisienne saturée de gaz lacrymogène; l’un d’eux lance un objet en direction des forces de l’ordre le 23 mars 2023.

Le 23 mars 2023, la mobilisation nationale contre la réforme des retraites a de nouveau dégénéré à Paris. Dans la capitale, des groupes relevant de l’ultragauche et du black bloc ont mené des dégradations et des attaques qui ont visé les forces de l’ordre, des commerces et le mobilier urbain. Le bilan de cette journée fait état de 172 arrestations et de 149 policiers blessés, chiffre communiqué par le gouvernement.

Vitrines brisées, incendies et saccage

Au cours des affrontements, des casseurs ont brisé des vitrines, incendié des déchets et saccagé notamment un restaurant. Ces violences ont transformé des secteurs de Paris en zone de confrontation, avec des incendies et des destructions susceptibles de mettre en danger policiers, riverains, salariés et manifestants présents à proximité.

Les groupes black bloc, régulièrement associés aux franges les plus radicales de l’ultragauche, ont concentré leurs actions contre la police, les commerces et les équipements publics. Les dégâts matériels rapportés sont importants. Au-delà du coût pour les propriétaires et la collectivité, ces attaques ont mobilisé des forces de sécurité déjà confrontées à une forte pression dans plusieurs villes françaises.

149 policiers blessés et 172 interpellations

Les heurts du 23 mars ont laissé 149 policiers blessés d’après le gouvernement. Des manifestants ont également été blessés. Les autorités ont procédé à 172 arrestations dans le cadre de cette journée de colère marquée par des émeutes, des incendies, des pillages et des agressions contre les forces de l’ordre.

Ces interpellations ne valent pas condamnation et le dossier disponible ne fait état d’aucun bilan consolidé de condamnations. Elles illustrent néanmoins l’ampleur du dispositif nécessaire face aux violences attribuées par les autorités et les médias à des casseurs radicaux issus de la mouvance ultragauche et black bloc.

Une contestation politique noyée dans la violence

La contestation de la réforme des retraites a fourni un cadre à des groupes qui ont choisi la destruction et l’affrontement plutôt que l’expression politique. À Paris, les incendies, les attaques contre la police et le saccage de commerces ont imposé leur propre logique : celle de l’intimidation, du désordre et de la mise en péril du public.

Comme l’a rapporté Reuters, cette journée nationale a été frappée par la violence après la décision d’Emmanuel Macron de maintenir sa réforme. Le droit de manifester ne peut toutefois servir de couverture aux groupes d’extrême gauche qui s’en prennent aux policiers, aux biens privés et aux infrastructures communes. Les 149 agents blessés et les dégâts constatés rappellent le prix concret de cette escalade.

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