La manifestation anticapitaliste du 1er mai a dégénéré en affrontement avec le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) dans l’est de la métropole. Au cours de la soirée, des individus ont bloqué physiquement le passage des policiers, lancé des objets et des pièces pyrotechniques en direction des agents. Un policier a été blessé légèrement et une personne a été arrêtée.
Un cortège anticapitaliste qui entrave les policiers
Le rassemblement, formé de plusieurs dizaines de personnes, a débuté près du parc La Fontaine avant de se diriger vers Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. Peu après le départ, des manifestants ont empêché les policiers accompagnant le cortège de circuler normalement. Cette entrave a rapidement fait monter la tension autour de la marche anticapitaliste.
La présence policière visait notamment à maintenir un corridor sécuritaire et à prévenir les débordements dans les rues empruntées par le groupe. Les militants ont néanmoins choisi la confrontation avec les agents chargés d’encadrer l’événement.
Objets et pyrotechnie lancés après une arrestation
Vers 20 h 30, le SPVM a procédé à une arrestation. Des participants ont alors lancé des objets ainsi que des dispositifs pyrotechniques vers les policiers. Un agent a subi une blessure mineure dans ces incidents.
Ces gestes exposaient les policiers, les passants et les résidents du secteur à des risques inutiles. La pyrotechnie et les projectiles, employés dans un contexte de foule et de tension, ont transformé une marche politique en scène de désordre public.
Gaz irritant et dispersion
Face à des manifestants décrits comme agressifs, les policiers ont utilisé du gaz irritant afin de repousser le groupe et de rétablir le contrôle de la situation. La foule s’est dispersée peu après.
Le SPVM envisageait des dossiers pour entrave au travail des policiers, agression armée et menaces. Les informations disponibles ne permettent pas d’établir si des accusations ont ensuite été déposées ni si des condamnations ont été prononcées.
Cette nouvelle séquence de violence associée à la mobilisation anticapitaliste du 1er mai rappelle qu’aucune cause politique ne justifie les projectiles, les engins pyrotechniques ou les attaques contre les forces de l’ordre. Le droit de manifester ne donne pas le droit d’intimider, de blesser ou de perturber impunément la sécurité publique.


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