Billboard Chris agressé sur la rue Sainte-Catherine

Gauche radicale-Québec

À Montréal, Billboard Chris aurait été encerclé, frappé et dépouillé de sa pancarte-caméra par sept assaillants alors qu’il défendait ses idées. Fracture au bras, coups au visage et violence politique : aucune arrestation n’a suivi.

Radiographie montrant une fracture de l’avant-bras de Chris Elston après l’agression rapportée du 12 mars 2021. Photo : Chris Elston / X, reproduite par Our Duty.

Le 12 mars 2021, sur la rue Sainte-Catherine au centre-ville de Montréal, Chris Elston, connu sous le nom de « Billboard Chris », a été victime d’une agression alors qu’il affichait ses messages sur les transitions de genre chez les mineurs. Sept personnes l’auraient encerclé, frappé et dépouillé de sa pancarte munie d’une caméra corporelle. L’épisode s’est soldé par une fracture importante à l’avant-bras, ainsi que par des blessures au visage et à la main.

Un militant pris pour cible dans l’espace public

Chris Elston parcourait alors des villes canadiennes avec des panneaux soutenant notamment que les enfants ne peuvent consentir aux bloqueurs de puberté. Cette présence publique, assumée et visible, lui valait l’hostilité de militants favorables à l’idéologie transgenre. À Montréal, cette hostilité a dégénéré en violences physiques et en vol de matériel.

Coups et cône de circulation

Le groupe a entouré Elston pendant qu’il échangeait avec des passants. Il a rapporté avoir reçu un coup au visage et un autre à l’arrière de la tête. Des assaillants auraient ensuite utilisé un cône de circulation comme arme improvisée. En tentant de se protéger avec son bras, il aurait encaissé plusieurs coups, provoquant la fracture révélée ultérieurement par une radiographie diffusée par Our Duty, organisme qui appuyait sa campagne.

La pancarte d’Elston, à laquelle était fixée sa caméra corporelle, a également été emportée. Au-delà des coups, l’agression visait donc aussi à faire disparaître un outil de documentation et à intimider un militant dans l’exercice de son expression politique.

Soupçons visant la mouvance antifa

Elston et Our Duty ont attribué l’attaque à des militants antifa, à un black bloc ou à des extrémistes liés à l’idéologie du genre. Les éléments accessibles ne permettent pas d’identifier judiciairement les individus impliqués ni de confirmer leur appartenance organisationnelle. Aucun suspect n’a été arrêté et aucune condamnation n’a été relevée.

Cette absence de suite judiciaire ne change pas les conséquences concrètes de l’agression : un homme blessé, du matériel dérobé et une violence politique exercée au cœur du centre-ville de Montréal contre un militant dont les idées dérangent la gauche radicale. L’affaire rappelle le risque auquel s’exposent ceux qui contestent publiquement les dogmes militants sur le genre.

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