1er mai : vandalisme et affrontements dans le Mile-End

Gauche radicale-Québec

Le 1er mai 2021, une marche anticapitaliste déclarée illégale a perturbé Montréal. Des récits militants revendiquent rues bloquées, vitrines brisées, feux d’artifice et pierres contre la police : des violences qui menacent l’ordre et la sécurité publique.

Des manifestants vêtus de noir avancent dans le Mile-Ex derrière une grande bannière rose portant un slogan hostile à la police, au milieu de fumigènes colorés. Photo : soumission anonyme publiée par Montréal Counter-information.

Le 1er mai 2021, une manifestation annuelle organisée par la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC) a dégénéré dans les secteurs de Villeray et du Mile-Ex, à Montréal. Partie du parc Jarry, la marche a rapidement été déclarée illégale par le SPVM, environ vingt minutes après son départ, dans un contexte d’infractions et de méfaits rapportés sur son passage.

Le rassemblement anticapitaliste s’est accompagné d’entraves à la circulation, de fumigènes, de projectiles et de dommages matériels. La police a fini par disperser le cortège au moyen d’irritants chimiques. Deux personnes ont été arrêtées; aucune condamnation n’est recensée dans les informations disponibles.

Une marche anticapitaliste placée sous le signe de l’affrontement

La CLAC avait appelé à manifester contre le « retour à la normale » après la première année de pandémie. Mais derrière la rhétorique anticapitaliste, le déroulement de l’événement a surtout fait apparaître des méthodes de perturbation qui exposaient automobilistes, policiers et riverains à des risques concrets. Plusieurs participants étaient vêtus de noir et avaient le visage dissimulé.

Les médias ont notamment rapporté une altercation avec une automobiliste, alors que le groupe progressait dans les rues de Montréal. La déclaration d’illégalité de la manifestation et l’intervention du SPVM ont été confirmées par TVA Nouvelles et le Journal de Montréal.

Chaussées obstruées et vitrines fracassées

Un récit anonyme diffusé après les faits sur des canaux militants liés à la contre-information et au milieu anticapitaliste revendique une série de gestes destinés à ralentir ou à entraver l’intervention policière. Le texte décrit l’utilisation de feux d’artifice, de cônes et d’autres objets déposés sur la chaussée, ainsi que de pieds-de-corbeau visant les véhicules policiers.

Le même compte rendu militant fait état de vitrines brisées au complexe O Mile-Ex. Il évoque aussi des fumigènes lancés à travers des fenêtres fracassées. Ces faits, présentés favorablement par leurs auteurs ou leurs sympathisants, illustrent une conception de l’action politique où le vandalisme et l’intimidation deviennent des moyens assumés de pression.

Policiers visés par des projectiles

Le texte revendicatif mentionne en outre des pierres et des feux d’artifice lancés en direction de policiers. Une voiture aurait également eu ses vitres cassées lors d’une confrontation. Même lorsqu’ils sont racontés par des militants qui cherchent à valoriser leur opération, ces gestes soulignent le niveau de danger créé lors de cette mobilisation anticapitaliste.

Les détails les plus précis sur les tactiques, les projectiles et les dégradations proviennent de cette publication anonyme; ils ne constituent donc pas un constat judiciaire définitif. Ils s’ajoutent toutefois aux éléments confirmés par les médias: une marche déclarée illégale, des méfaits rapportés, une intervention de dispersion et deux arrestations.

Le 1er Mai montréalais de 2021 rappelle ainsi que les mobilisations de groupes anticapitalistes peuvent rapidement dépasser le cadre d’une expression politique ordinaire. Quand des militants tolèrent ou revendiquent des entraves routières, des vitres brisées et des attaques contre les forces de l’ordre, ce sont d’abord la sécurité publique et l’ordre dans les quartiers qui en paient le prix.

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