Manifestation anticapitaliste : méfaits et projectiles

Gauche radicale-Québec

Le 1er mai à Montréal, une manifestation anticapitaliste a viré au vandalisme : vitrines et véhicules endommagés, poubelles projetées, fumigènes et projectiles contre les policiers. Résidents, commerçants et agents ont payé le prix de ces débordements.

Le cortège anticapitaliste progresse près du marché Atwater derrière une bannière noire portant le message « Impossible d’exister, le capitalisme à blâmer ». Photo : Thierry Laforce / Agence QMI, publiée par Le Journal de Montréal et TVA Nouvelles.

Le 1er mai 2023, une manifestation anticapitaliste organisée à Montréal par la CLAC-Montréal a rapidement dégénéré en une série de méfaits, de dommages matériels et d’affrontements avec le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Parti du parc Madeleine-Parent, le cortège a traversé le secteur du marché Atwater avant d’être dispersé moins d’une demi-heure après son départ.

Des commerces et des véhicules endommagés

Environ une centaine de personnes avaient pris part à cette mobilisation liée au 1er Mai. La CLAC-Montréal la présentait comme une action contre l’inflation, le coût de la vie et le capitalisme. Mais la manifestation anticapitaliste a surtout entraîné des gestes qui ont perturbé les résidents, les commerçants et les usagers du secteur Atwater.

Le SPVM a rapporté qu’une majorité des participants étaient vêtus de noir et masqués. Des fumigènes ont été utilisés pendant le parcours. Des vitrines de commerces et des véhicules ont été endommagés, tandis que des poubelles ont été déplacées ou projetées dans la rue. Ces actes de vandalisme ont visé un secteur commercial fréquenté et ont imposé une intervention policière rapide.

Des projectiles lancés contre les policiers

La situation s’est ensuite tendue sur l’avenue Atwater. Des participants au rassemblement anticapitaliste ont lancé des projectiles en direction des policiers, provoquant une confrontation avec les agents déployés sur place. Face à cette escalade, le SPVM a utilisé des irritants chimiques vers 20 h 15 afin de disperser le groupe.

Le rassemblement avait débuté vers 19 h 50. En moins de trente minutes, la mobilisation de la CLAC-Montréal était donc passée d’un cortège revendicatif à une opération de dispersion policière, sur fond de dégradations et d’hostilité dirigée contre les forces de l’ordre.

Aucun bilan judiciaire rendu public

Aucune arrestation n’avait été annoncée dans les premiers bilans rapportés par les médias. Aucun décompte officiel ultérieur d’arrestations, d’accusations individualisées ou de condamnations liées précisément à cette manifestation n’a été retrouvé.

L’épisode illustre néanmoins les risques concrets que peuvent faire peser certaines actions militantes anticapitalistes sur l’ordre public : commerces abîmés, mobilier urbain utilisé pour bloquer ou encombrer la voie publique, fumigènes et projectiles contre les policiers. Derrière les mots d’ordre sur le coût de la vie, ce sont les citoyens du secteur et les agents appelés à intervenir qui ont dû subir les conséquences immédiates de ces débordements.

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