Le 28 novembre 2020, la première grande mobilisation parisienne contre la loi « Sécurité globale » a été marquée par des scènes d’émeute qui ont fait basculer une manifestation politique dans la violence de rue. Dans la capitale, des groupes black bloc rattachés à la mouvance d’ultragauche et anti-police ont affronté les forces de l’ordre, lancé des projectiles, incendié des barricades et des véhicules, puis pris pour cibles des commerces, des banques et divers bâtiments.
Vitrines vandalisées, incendies et attaques contre la police
Les violences rapportées ne se sont pas limitées à des dégradations symboliques. Des vitrines ont été brisées, des commerces et des véhicules endommagés, tandis que des incendies étaient allumés au milieu des affrontements. La police figurait parmi les cibles directes de ces groupes masqués, dont les méthodes ont exposé passants, riverains, commerçants et manifestants eux-mêmes à un risque immédiat.
Les forces de l’ordre ont eu recours au gaz lacrymogène pour disperser les auteurs de troubles et contenir les heurts. Le bilan fait état de policiers et de manifestants blessés. Dans un centre-ville dense, la multiplication des projectiles, des feux et des destructions matérielles a créé un climat d’insécurité bien au-delà du seul parcours de la manifestation.
Une démonstration de force de l’ultragauche anti-police
La présence de black blocs a été largement documentée. Ces militants d’ultragauche, structurés autour d’une hostilité ouverte à la police, aux banques, aux commerces et aux institutions, ont imposé leur logique d’affrontement au sein du rassemblement. Les actes commis — incendies, vandalisme et attaques par projectiles — correspondent aux modes d’action habituellement associés à cette mouvance.
Aucun élément du dossier ne permet d’attribuer la planification des dégradations à l’ensemble des organisateurs ou des participants. Mais la manifestation a servi de cadre à une séquence de violences graves, dans laquelle les groupes black bloc et anti-police ont pu s’en prendre à des biens privés et à l’autorité publique. Les groupes décolonisateurs, antifacistes ou anticapitalistes ne sont pas identifiés par la documentation fournie comme auteurs précis de ces faits; l’attribution disponible vise les black blocs et l’ultragauche anti-police.
Des suites judiciaires non consolidées
Des interpellations ont été rapportées dans le dossier documentaire, sans qu’un bilan chiffré consolidé ni des condamnations précises ne soient établis ici. L’absence d’issue judiciaire détaillée ne retire rien aux dégâts constatés ni aux blessures rapportées lors de cette journée.
Cette mobilisation restera surtout comme l’illustration d’un phénomène désormais familier dans les cortèges de gauche radicale : derrière une cause politique affichée, des militants masqués transforment l’espace public en terrain d’affrontement. Les premières victimes en sont les policiers visés, les commerçants dont les vitrines sont détruites et les habitants confrontés aux incendies et au désordre.


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