Fumigènes roses, peinture et collage sur le panneau Toronto

Canada hors Québec-Gauche radicale

Le 8 août 2023, Laura Sullivan a dégradé le panneau Toronto avec de la peinture, des fumigènes roses et un collage de main. Arrêtée sur place, la militante a imposé nettoyage, intervention policière et perturbation d’un lieu public au nom de l’action climatique.

Le panneau Toronto est taché de peinture rose; des policiers et des témoins entourent le bassin réfléchissant après l’action du 8 août 2023. Photo : On2Ottawa / médias sociaux.

Le 8 août 2023, la place Nathan Phillips, au cœur de Toronto, a été le théâtre d’une opération de dégradation menée contre l’un des symboles les plus reconnaissables de la ville. Laura Sullivan a déclenché des fumigènes roses devant l’hôtel de ville, aspergé de peinture le panneau « Toronto » et collé sa main à sa base, paralysant temporairement l’intervention autour de l’installation municipale.

Un symbole municipal pris pour cible

Le panneau Toronto, installé sur Nathan Phillips Square, constitue un repère touristique et un élément emblématique de l’espace public. En visant ce monument très fréquenté, l’action de la campagne climatique d’action directe On2Ottawa a provoqué une perturbation visible dans un secteur central de la métropole.

La peinture projetée sur le panneau a nécessité une intervention municipale de nettoyage. Le secteur a été momentanément perturbé, tandis que les fumigènes et le collage de la main de la militante ont créé une situation exigeant l’intervention des policiers. Aucun blessé n’a été signalé et aucun dommage structurel permanent au monument n’a été rapporté.

Arrestation sur place

La police a arrêté Laura Sullivan sur les lieux. Elle a ensuite été remise en liberté sous conditions. Les informations disponibles ne permettent pas d’établir qu’une condamnation a été prononcée ultérieurement pour cette action précise.

La stratégie de l’action directe

On2Ottawa, campagne climatique dont les archives sont associées à Last Generation Canada, revendiquait alors la création d’un service national de lutte contre les incendies de forêt. Mais la revendication n’efface pas les moyens employés : fumigènes, peinture sur un bien municipal et obstruction par collage ont transféré les conséquences de cette opération militante vers les employés municipaux, les policiers et les usagers d’un lieu public.

Cette affaire illustre une méthode de pression devenue familière chez certains réseaux d’action directe : rechercher une image spectaculaire en s’attaquant à un symbole collectif, puis imposer à la collectivité le coût et les contraintes de l’intervention. À Toronto, l’épisode s’est soldé par une arrestation, un nettoyage et une atteinte inutile à l’ordre dans l’espace public.

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