Le 6 juin 2024, la mobilisation pro-palestinienne à l’Université McGill a franchi un cap avec l’occupation du pavillon administratif James, à Montréal. Des militants ont pénétré dans le bâtiment, en ont bloqué les accès et ont transformé des portes et du mobilier en barricades. L’opération s’est achevée par une intervention policière, des projectiles lancés contre des agents et quinze arrestations.
Un bâtiment administratif paralysé
L’occupation visait à faire pression sur McGill pour obtenir le désinvestissement de l’université d’institutions liées à Israël. Solidarity for Palestinian Human Rights McGill a revendiqué cette escalade et des occupants ont affiché un drapeau palestinien à une fenêtre du pavillon. Mais derrière cette démonstration politique, le fonctionnement d’un édifice administratif a été perturbé et des employés ont dû rester à l’abri pendant l’opération.
McGill a fait état de portes bloquées par des chaînes et du mobilier, de tentatives d’accès à des bureaux ainsi que de dommages à l’intérieur et à l’extérieur du pavillon. Ces gestes ne relevaient plus d’un simple rassemblement: ils ont empêché l’accès aux lieux, créé un risque pour les personnes présentes et nécessité le déploiement de l’escouade d’intervention du Service de police de la Ville de Montréal.
Barricades, vandalisme et affrontement avec la police
À l’extérieur, plus d’une centaine de sympathisants étaient rassemblés autour du bâtiment alors que les policiers tentaient de reprendre le contrôle des lieux. Des pierres et d’autres objets ont été lancés en direction des agents. Face à cette hostilité et à la barricade érigée dans le pavillon, les policiers ont employé des irritants chimiques, dont du gaz lacrymogène et du poivre de Cayenne, pour disperser la foule.
Les images et les faits rapportés ce jour-là illustrent une dérive préoccupante des groupes militants prêts à recourir à l’occupation, au blocage et à l’intimidation pour imposer leurs revendications. La contestation politique ne donne pas le droit de s’emparer d’un immeuble, de l’endommager ni de faire obstacle à l’intervention des forces de l’ordre.
Quinze personnes arrêtées
Treize personnes ont été arrêtées à l’intérieur du pavillon pour introduction par effraction. Deux autres ont été arrêtées à l’extérieur pour entrave au travail policier. Aucune condamnation ultérieure directement liée à cette opération n’apparaît dans les sources consultées.
Cette occupation du pavillon James rappelle que les universités ne peuvent abandonner leurs obligations élémentaires de sécurité et d’ordre public face à des militants qui choisissent les barricades et la confrontation. Les désaccords politiques, aussi vifs soient-ils, ne justifient ni le vandalisme ni les attaques contre les policiers appelés à protéger le public et les employés.


La section commentaires est fermée.