Le 16 mai 2024, une équipe de Rebel News venue couvrir le campement pro-palestinien installé à l’UQAM, à Montréal, a été aspergée de peinture noire et empêchée de travailler par des personnes masquées. La journaliste Alexa Lavoie et son caméraman ont vu leurs vêtements et leur matériel souillés alors qu’ils tentaient de filmer dans la cour du Complexe des sciences.
Peinture, bousculades et obstruction du travail journalistique
Les images diffusées par Rebel News montrent une peinture épaisse, décrite comme du latex, projetée à trois reprises vers la caméra et les membres de l’équipe. Des individus ont également utilisé des parapluies, des panneaux et leur propre corps pour bloquer les prises de vues. Des contacts physiques et des bousculades ont été rapportés pendant cette séquence.
Cette méthode d’intimidation ne relève pas d’une simple contestation verbale. Elle vise directement le matériel, la liberté de mouvement et la capacité de journalistes à documenter un campement politique occupant un espace universitaire. Les personnes impliquées cherchaient manifestement à soustraire les visages, les installations et les activités du campement au regard des médias.
Une affiliation antifa alléguée, aucune arrestation annoncée
Rebel News attribue l’action à des militants liés à la mouvance antifa. Cette affiliation n’a toutefois pas été établie par une procédure judiciaire, et l’identité précise des auteurs demeure inconnue. Aucune arrestation, accusation ou condamnation directement associée à l’aspersion de peinture n’a été relevée dans les sources disponibles.
Un campement déjà entouré de tensions
Quelques jours plus tard, des affrontements distincts ont opposé des manifestants pro-palestiniens et la police près de l’UQAM, dans un contexte rapporté par CityNews Montréal. Ces événements ne doivent pas être confondus avec l’attaque visant l’équipe de Rebel News, mais ils témoignent d’un climat de tension persistant autour du campement.
Le recours à la peinture, à l’obstruction et aux bousculades contre des journalistes reste un signal préoccupant pour l’ordre public et la liberté de presse. Dans une université montréalaise, les groupes militants ne peuvent s’arroger le droit de décider quels médias ont le droit de filmer et lesquels doivent être chassés par l’intimidation.


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