Le 10 août 2024, la marche Rad Pride a laissé derrière elle des vitrines fracassées et des façades endommagées dans le Village gai de Montréal, en pleine période des célébrations de Fierté Montréal. Cette mobilisation de la gauche queer radicale, portée par une opposition au capitalisme, aux entreprises et à la police, a directement frappé des commerces de la rue Sainte-Catherine.
Le bilan dépasse les slogans militants. Des propriétaires ont découvert des vitrines brisées après le passage du cortège. Pour l’un d’eux, le remplacement d’une vitre représentait environ 6 000 dollars de dépenses. Le commerçant a également indiqué que son assureur refusait désormais de couvrir ce genre de méfait, laissant les petites entreprises exposées aux conséquences financières de ces actes.
Deux arrestations après des affrontements allégués
Le Service de police de la Ville de Montréal a procédé à deux arrestations en lien avec des agressions alléguées contre des policiers. Une personne a été arrêtée pour voie de fait sur un agent, tandis qu’une autre faisait face à une arrestation pour agression armée sur un policier. Ces accusations rapportées s’ajoutent au vandalisme constaté dans le secteur et illustrent le niveau de confrontation entourant cette manifestation radicale.
Au lendemain des événements, aucune arrestation n’avait été annoncée pour les vitrines fracassées. Les auteurs de ces dommages matériels n’avaient donc pas été identifiés publiquement, malgré les pertes imposées aux commerçants visés.
Une mobilisation contre les entreprises et la police
Rad Pride se définit comme une alternative à la Fierté officielle et rejette la commercialisation de l’événement ainsi que la présence policière. Des collectifs queer radicaux et des groupes anticapitalistes ont pris part à cette marche. Cette ligne militante place les commerces et les forces de l’ordre au cœur d’une contestation idéologique dont les riverains et entrepreneurs ont payé le prix.
Le cabinet de la mairesse a condamné les dégradations. Les militants ont dénoncé l’intervention policière et invoqué les exclusions vécues par certaines personnes queer. Mais ces justifications n’effacent ni les vitrines détruites, ni les coûts subis par les commerçants, ni les accusations d’agression visant des policiers.
L’épisode rappelle qu’une mobilisation présentée comme radicale et anticapitaliste peut rapidement se traduire par des atteintes concrètes à l’ordre public. Dans le Village, ce sont des entreprises locales, leurs employés et les passants qui se retrouvent confrontés aux conséquences d’actions que les groupes militants n’ont pas empêchées.


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