Projectiles et vitrines brisées et incendies au Rad Prad 2026

Gauche radicale-Québec

À Montréal, la Rad Pride a basculé dans le désordre : projectiles et bousculades contre les policiers, vitres d’une banque fracassées et poubelle incendiée. Une mobilisation radicale dont les dégâts ont frappé l’espace public et les commerces.

Un cortège nocturne avance derrière une large bannière violette portant le mot « REVOLUTION », sous un éclairage violet. Photo publiée dans la couverture de Rad Pride.

Le centre-ville de Montréal a été le théâtre de heurts, de dégradations et d’un incendie de mobilier urbain le 9 août 2025, lors de la troisième édition de Rad Pride. Cette mobilisation queer radicale, organisée en opposition à la Fierté commerciale et à la présence policière, a dégénéré en confrontations avec des agents du SPVM, tirs de pièces pyrotechniques, bris de vitres et incendie d’une poubelle.

Projectiles et bousculades contre les policiers

Partie de la place Émilie-Gamelin, la marche de plus d’une centaine de personnes s’est déplacée vers le secteur de la rue Sainte-Catherine. Peu après le départ, des participants ont confronté et poussé des policiers. Des objets, dont des pièces pyrotechniques, ont ensuite été lancés en direction des agents.

Ces gestes ont placé policiers, passants et commerçants dans un contexte de désordre et de risque. Les confrontations ont obligé le SPVM à intervenir pour disperser le groupe, notamment au moyen de gaz irritant.

Vitrine fracassée et poubelle incendiée

Vers 22 h 15, des fenêtres d’une banque ont été fracassées. Une poubelle a également été incendiée dans le centre-ville. Ces dégradations et cet incendie ont marqué la fin d’une soirée où une mobilisation se réclamant d’une opposition radicale à la police a débouché sur des actes concrets de vandalisme et de désordre public.

Aucune arrestation ni blessure n’a été annoncée par le SPVM. Les organisateurs de Rad Pride ont néanmoins contesté l’intervention policière et inscrit leur marche dans une tradition de résistance queer. Les faits rapportés par CityNews Montréal et TVA Nouvelles demeurent toutefois clairs : la manifestation a donné lieu à des affrontements avec les forces de l’ordre, à des projectiles dirigés contre elles, à une vitrine brisée et à un incendie de mobilier urbain.

Une mobilisation radicale qui laisse des dommages

L’épisode rappelle que les rassemblements militants opposés à la police et aux institutions peuvent rapidement faire peser le coût de leurs actions sur l’espace public, les commerces et les services d’urgence. Au-delà des revendications avancées par les participants, les Montréalais ont surtout vu des interventions policières, des dégâts matériels et un incendie au cœur du centre-ville.

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