Le centre-ville de Montréal a été le théâtre de dégradations et d’affrontements le 1er mai 2024, lors de la manifestation anticapitaliste annuelle. Des participants masqués, dont plusieurs étaient vêtus de noir et dissimulaient leur identité, ont fracassé des vitrines, endommagé des biens et projeté des fumigènes en direction de policiers du SPVM. L’intervention s’est conclue par la dispersion de la foule et une arrestation.
Des commerces visés par les casseurs
Une succursale de la Banque Scotia a notamment subi d’importants dommages à sa façade. Des vitrines ont été brisées et ont dû être condamnées par des panneaux dès le lendemain. D’autres commerces et biens du secteur ont également été endommagés au cours du parcours. Ces destructions ont laissé aux commerçants et aux propriétaires le coût des réparations d’une démonstration anticapitaliste marquée par l’action directe.
Dans les rues du centre-ville, des manifestants ont aussi lancé ou déplacé des cônes de circulation et des panneaux métalliques. Ces gestes ont contribué au désordre dans un secteur fréquenté et ont compliqué la circulation ainsi que l’intervention des policiers.
Fumigènes et confrontation avec le SPVM
Le rassemblement, organisé à faible préavis dans la tradition des mobilisations anticapitalistes du 1er mai à Montréal, a rapidement pris la forme d’un cortège où des groupes masqués ont utilisé des fumigènes. Le SPVM a rapporté que ses agents avaient été confrontés et que des fumigènes avaient été lancés vers eux.
Vers 20 h, près du boulevard Robert-Bourassa et de la rue De Maisonneuve, la police a déclenché une opération de dispersion. La manifestation a pris fin peu après 20 h 30. L’opération visait à mettre un terme aux actes de vandalisme, aux jets d’objets et à la confrontation avec les forces de l’ordre.
Journalistes bousculés, auteurs encore non identifiés
La pression exercée par certains participants ne s’est pas limitée aux policiers. Des journalistes présents pour couvrir les événements ont fait état d’insultes, de bousculades et de gestes dirigés contre leur équipement. Une personne a été arrêtée par le SPVM. Aucune condamnation ultérieure n’est confirmée dans les sources consultées, et tous les auteurs présumés des dommages n’ont pas été identifiés.
Cette nouvelle séquence de désordre rappelle qu’une mobilisation anticapitaliste tolérant les visages masqués, les fumigènes et les attaques contre des vitrines expose le public, les travailleurs, les médias et les commerces à des risques bien réels. La liberté de manifester ne saurait servir de couverture au vandalisme ni à l’intimidation.


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